Archives du présent s’inscrit dans un espace de friction entre deux régimes d’images : celui de la mode, qui produit des représentations lissées, désirables et dépolitisées, et celui du photojournalisme, qui expose les fractures du monde contemporain.
Le geste de découper et de recomposer n’est pas un simple procédé plastique ; il devient un acte critique. Il révèle la porosité entre les images qui nous rassurent et celles qui nous dérangent, entre les surfaces séduisantes de la culture visuelle et les réalités que ces surfaces contribuent à invisibiliser.
La substitution des arrières plans rend la figure idéalisée de la jeunesse paradoxale : adolescents à la fois icônes de consommation et corps exposés à un monde qui se fissure. La conservation des descriptions de vêtements de marque agit comme un point d’ancrage conceptuel. Ces fragments textuels, vestiges du discours marchand, persistent comme des fantômes dans un paysage qui ne leur appartient plus. Ils introduisent une tension entre langage publicitaire et réalité politique.
En confrontant deux univers visuels que tout oppose, je cherche à questionner notre rapport collectif à l’image, notre capacité à détourner le regard, et la responsabilité que nous portons envers les générations qui grandissent aujourd’hui.
Série de 10 images
Collage analogique, photographie 27 x 20.2 cm
2026
Les matériaux utilisés proviennent exclusivement de journaux et magazines.
Pour conserver le rapport d’aspect de la série de mode, les dimensions des photographies sont identiques à celles des pages du magazine.
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Les ravages de la guerre à Khartoum au SOUDAN
Amoncellements d’ordures qui atteignent jusqu’à 60 mètres de haut en périphérie de la capitale indienne